Paroles de l’album La Maïsoun de Teresa

Sur cette terre, il faisait bon vieillir,
De père en fils, on savait s’y tenir,
En travaillant de tout son cœur,
On récoltait quelque fois le bonheur.
Et puis la vie nous tenait là,
Du bord du champ, au bord du bois,
Avec l’amour au rendez-vous,
On était bien chez nous.
C’était le temps, souvenez-vous,
Le temps des grives aux loups.

Ici les femmes se mariaient en blanc,
De mère en fille, on n’avait pas d’amant,
La guerre pouvait bruler les blés,
Garder les hommes en pays étranger.
Le temps passait sur les chagrins,
On préparait les jours prochains,
Avec l’amour au rendez-vous,
On était bien chez nous.
C’était le temps, souvenez-vous,
Le temps des grives aux loups.

Mais le village à son tour a vieilli,
Tous ses enfants aujourd’hui sont partis,
N’y a plus personne à marier,
On a fermé l’église et le café.
Reviendront-ils tous ces violons,
Qui faisaient valser nos moissons ?
Avec l’amour au rendez-vous,
On était bien chez nous.
C’était le temps, souvenez-vous,
Le temps des grives aux loups.

03-Une espagnole à Saint Flour

C’était une Espagnole qui allait à Saint Flour
La fille n’était pas folle pour y chercher l’amour
Elle se disait qu’en somme
Y’a qu’chez les Auvergnats
Qu’on trouve de beaux hommes
Comme y’en n’a pas chez soi.

Mais pour danser la bourrée Auvergnate,
Elle se tortillait comm’un asticot
Se trémoussant avec des airs de chatte
Tout comm’ si elle dansait le fandango

Avec ses airs de nonne elle aguichait les gars
Tout comm’ à Barcelone le soir sur les ramblas
Elle avait de son père son accent catalan
Elle tenait de sa mère l’art d’avoir des amants

Mais pour danser la bourrée Auvergnate
Elle se tortillait comm’un asticot
Se trémoussant avec des airs de chatte
Tout comm’ si elle dansait le fandango

Oui mais dans nos montagnes les femmes n’aiment pas
Que les filles d’Espagne se frottent à leurs gars
Et la belle Espagnole qui voulait faire la vamp
Reçue tant de torgnoles qu’elle a fichue le camp

Elle n’dansera plus la bourrée Auvergnate
en se tortillant comme un asticot
Qu’elle aille au diable avec ses airs de chatte
Chez nous on ne danse pas le fandango

04-Dis Mamie

Lo sorelh que-s lhebe u bèth matin, Tau com l’aube d’ue bite :
Maïnàt, n’eï pas tan mervelhos, beroï cochàn dab gaujor ?

Repic

Dis Mamie,
Pourquoi tu as des soleils au coin des yeux ?
Que-t-at boï diser maïnade : permor quen soï arrajade
C’est toi le soleil de ma vie, celui qui fait rire les vieux…
(rire les vieux)

Beroï viste que passa lo tems ! Sustot bonhur e joentut…
Mes oh, totun, “si abi sabut” hàr l’arride à tot moment.

Repic

Lo lugrà tan beroï hè lusir aquet maïnàt que s’en arrid,
Berojes hestes de famille de vilatje e d’amics…

Repic

Los oelhs, de beutàt, qu’an la color, de la montànhe e la màr:
Gran lac empliat de cantados canten hort lo tems d’aymàr….

Repic

04-Dis Mamie

Le soleil se lève un beau matin comme l’aube d’une vie
Petit, n’est-ce pas merveilleux, ce joli coucher joyeux ?

Dis Mamie,
Pourquoi tu as des soleils au coin des yeux
Je vais te dire petite : parce que je suis « ensoleillée »
C’est toi le soleil de ma vie, celui qui fait rire les vieux…

Très vite le temps passe ! surtout le bonheur et la joie
Mais oui tout de même « si j’avais su »
Rire à tous les instants !
L’astre veut briller si fort, cet enfant en sourit,
Belles fêtes de famille, de villages et d’amis…
Les yeux ont la belle couleur de la montagne et de la mer :
Grand lac rempli de chanteurs,
Chantons fort le temps d’aimer…

05-Beth Chivalier

Beth chivalier qui partitz a la guerra
T’on vatz enqüera, tan luenh d’ací
Non ve/detz pas que la nueit_ei pregonda
E que lo monde n’ei que chepic
Non ve/detz pas que la nueit_ei pregonda
E que lo monde n’ei que chepic.

Vos qui credetz que las amors deishadas
De las pensadas, se’n van shens mau
Ailàs, ailàs, los cercadors de glòria
La vòst’ istòri s’envòla_atau
Ailàs, ailàs, los cercadors de glòria
La vòst’ istòri s’envòla_atau.

Beth chivalier qui partitz a la guèrra
T’on vatz enqüera, tan luenh d’enos
Que’n vau plorar jo qui’m deishavi díser
Que mon arríser èra tan doç
Que’n vau plorar jo qui’m deishavi_díser
Que mon arríser èra tan doç.

05-Beau Chevalier

Beau chevalier qui partez pour la guerre
Qu’allez-vous faire si loin d’ici,
Ne voyez-vous pas que la nuit est profonde
Et que le monde n’est que souci

Vous qui croyez, que les amours abandonnées
Des pensées s’en vont sans mal.
Hélas, hélas, vous les chercheurs de gloire
Votre histoire s’envole ainsi.

Beau chevalier qui partez pour la guerre
Qu’allez-vous faire si loin de nous ?
Je vais en pleurer, moi qui me laissais dire
Que mon sourire était si doux.

06-La Maïsoun de Teresa

Û tout petìt bitàdjẹ, û beròy casalà
Û téyt hèyt en arrèdjes, û sòu tout labassàt
Quoan èri tout maynàdjẹ, qu’aymàbi à m’escapà
Héns maïsoun de Teresa, qui hasè tan boû anà.

Qu’ère soubén dap Teresa, l’oro de brespeyà
Nou se-n dabe pas hère, s’espiabe tau lacà
Ta jou qu’ère û mistère, toustém renoubelàt
L’ahùm de la padère, qui-m hasè babilhà,

Tà bî qu’abèm poumade, tabé de còps binàt
Lous capoûs que cauhaben, dabàn lou carbulhà
En soulè que secabon, esquilhòts, aberâs
La maïsoun qu’embaumabo, las poumes de cabàu,

Dap lou téms tout qu’arribe, çò qui déu arribà
L’eslame s’éy mouride, Lou larè arredàt
La porte qu’éy clabade, lou pourtàu barroulhàt
Teresa se-n éy anad, arré nou bau l’oustàu,

La la,lala…
Merci à tu Terese, per ta simplicitat.

06-La Maison de Thérèse

Une toute petite vigne, un joli enclos,
Un toit fait d’ardoises, un sol dallé.
Quand j’étais enfant, j’aimais m’échapper
Dans la maison de Thérèse, où il faisait si bon aller.

Avec Thérèse c’était souvent l’heure de goûter.
Quand on était pas avec elle, on guettait les odeurs,
Pour moi c’était un mystère, toujours renouvelé.
Le parfum de la poêle qui me faisait saliver,

Du cidre en guise de vin, parfois de la piquette aussi.
Les pommes cuites au four chauffaient devant les braises.
Au grenier séchaient, les noix et les noisettes.
La maison était parfumée des pommes amassées.

Avec le temps vient, ce qui doit arriver.
La flamme s’est éteinte, le foyer refroidi.
La porte est fermée, le portail verrouillé.
Thérèse est partie. La maison n’est plus rien.

Lala, la…
Merci à toi Thérèse pour ta simplicité.

07-Maria

Sorelh deu purmèr dia, E deu darrèr moment,
Maria de tot dia, Maria de tostemps,
Deu som de la montanha, Maria deu camin,
Tau cap de la mar grana, Maria deu marin.

Repic

Que vos saludi, Maria, Tant per gai com per dolor,
Dessus nosauts, cada dia, Pausatz los uelhs de l’amor.
Dens lo miralh que danças, Taus qui se son perguts,
Dens la desesperança, Aquera prauba lutz,
Aquera cinta blua, Com un troçòt de cèu,
Aqueth arrai de lua, Au capulet de nèu.

Repic

Maria qui bailina, Tots los desconsolats,
Maria medecina, Maria sonque patz,
La nostà dama blanca, Maria de qui cau,
Maria qui enfanta, Maria de Nadau.

Repic

07-Maria

Marie de tous les jours, Marie de tout le temps.
Du sommet de la montagne, Marie du chemin,
Jusqu’au bout de l’océan, Marie du marin.

Refrain

Je vous salue, Marie, par joie comme par douleur,
Sur nous, chaque jour, posez les yeux de l’amour.
Dans le miroir où tu danses, pour ceux qui se sont perdus,
Dans la désespérance, cette pauvre lumière,
Cette ceinture bleue, comme un morceau de ciel,
Ce rayon de lune au capulet de neige.

Refrain

Maria qui berce tous les inconsolables,
Marie médecine, Marie rien que paix,
Notre dame blanche, Marie celle qu’il faut,
Marie qui enfante, Marie de Noël.

Refrain

08-Mon Dieu que j’en suis à mon aise

Tout doucement je la regarde, et je lui dis « embrasse moi ».
Mon Dieu que j’en suis à mon aise
Quand ma mie est auprès de moi,
Tout doucement je la regarde, Et je lui dis « embrasse-moi ».

Comment veux-tu que je t’embrasse,
Tout le monde dit mal de toi,
On dit que tu pars pour l’armée, dans le Piémont servir le roi.

Quand tu seras dans ces campagnes,
Tu n’y penseras plus à moi,
Tu penseras aux Italiennes,
Qui sont bien plus belles que moi.

Si fait, si fait, si fait ma belle,
J’y penserai toujours à toi,
Je m’en ferai faire une image,
Toute à la semblance de toi.

Quand je serai à table à boire,
À tous mes amis je dirai :
«Chers camarades, venez voir,
Celle que mon cœur a tant aimé.»

Je l’ai z’aimée, je l’aime encore,
Je l’aimerai tant que je vivrai,
Je l’aimerai quand j’serai mort,
Si c’est permis aux trépassés.

Alors j’ai versé tant de larmes,
Que trois moulins en ont tourné,
Petits ruisseaux, grandes rivières,
Pendant trois jours ont débordé.

Mon Dieu que j’en suis à mon aise
Quand ma mie est auprès de moi,
Tout doucement je la regarde,
Et je lui dis « embrasse-moi ».

09-Se Canto

Debat ma fenestro ai oun auselou,
Touto la ney canto, canto sa cansou.

Se canto, que cante, canto pas per ieu,
Canto per ma mio qu’es au liuen de ieu.

Aquellos mountagnos, que tan autos soun,
M’empéchoun de veyre, mas amours oun soun.

Bassas bous mountagnos, planos aoussas bous,
Per que posqui veyre, mas amours oun soun.

Aquellos mountagnos, tan s’abacharan,
Et mas amourettos, se rapproucharan.

09-S’il Chante

S’il chante, qu’il chante, ce n’est pas pour moi,
C’est pour ma mie, qui est loin de moi.

Ces montagnes, qui sont si hautes,
M’empêchent de voir, où sont mes amours.

Abaissez –vous montagnes, plaines haussez-vous,
Que je puisse voir, où est ma douce amie.

Ces montagnes, tant s’abaisseront,
Que mes amourettes, se rapprocheront.

10-Azken Dantza Hau

Azken dantza hau, Maitia, zurekin…
Nahi zinduzket, Ereman nerekin…
Bainan, gaurko xedea,Ezin daike betea !…
Ba dakit, nik ere, Bihar dela joaitea !…
Bego pena hau ! Itzuliren naiz
Bai ! Berriz Euskal Herria !
Bego urte hau ! Etorriko naiz
Betikotz zure ondora !

Azken dantza hau, Ez da sekulako…
Zin egina dut, Zin egin betiko.
Hemen, gure lurrean, Bizi behar dutala !
Hori ez bada, Hil hotz jar nadila !
Bego pena hau ! Itzuliren naiz
Bai ! Berriz Euskal Herria ! Etorriko naiz
Betikotz zure ondora !

10-La dernière Danse

Cette dernière danse avec toi chérie…
Je voudrais t’emmener avec moi
Mais le projet d’aujourd’hui ne peut se réaliser,
Car je sais moi aussi que demain c’est le départ !

Laisse de côté cette peine !
Je reviendrai, oui
À nouveau au Pays Basque !
Laisse passer cette année,
Je reviendrai pour toujours près de toi.

Cette dernière danse n’est pas pour toujours.
J’ai juré, juré pour toujours,
Que je devrai vivre ici sur notre terre.
Si cela n’est pas ainsi que je tombe mort.

CD 2

01-L’étoile des Troubadours

Si tu passes par la Corrèze,
Arrête-toi voyageur !
Tu verras ne t’en déplaise,
Le doux chemin du bonheur,
Tu trouveras la chaumière,
Où naquit un troubadour,
Qui nous donne la lumière, Avec ce refrain d’amour.

Dans un petit coin de bruyère,
Une étoile est née pour toujours
C’est l’étoile des Monédières,
C’est l’étoile des troubadours.
Cette étoile brillera sur la terre,
Tant qu’il y aura des jours,
Une étoile dans la bruyère,
C’est l’étoile des troubadours.

Combien de garçons, de filles,
Se sont aimés sous ses yeux ?
Chantant l’étoile qui brille,
Quel beau serment d’amoureux
Et ses bruyères corréziennes,
En ont bercé des amants,
Chansons nouvelles et anciennes,
Reflet d’un beau firmament.

Refrain

02-Le Toine du Glandon

Vous allez m’dire en m’voyant arriver
« Qui c’est c’type là et d’où qu’il est ? »
Pour vous messieurs, je suis intelligent ;
Pour mesdames, très bon enfant.
Si je suis bête, je n’en suis pas la cause,
Je ne suis pas faiseur de prose,
Oui, mais pour mieux me présenter,
Je m’en vais me nommer :

Me ieu me pele Toane, e ieu sei de Glandon
Visatz com ei l’er crane
Quan j’ai ma can’e mon chapeu melon
Tot los gent dau vilatge disen que sei uros.
Me ieu me ‘pele Toane e ieu sei de Glandon.

Dans ma maison, j’ai quatr’ou cinq moutons
Une brebis et un petit cochon
J’leur donne du foin et moi j’en mange aussi,
Tout ça, ça m’fait d’l’économie.
Je vais avec mes bêtes dans la bruyère
Tout en taquinant les jolies bergères
Et pour avoir l’air d’un pastoureau,
Je leur chante tout haut.

Dans le pays, je suis partout connu,
On me connaît sans jamais m’avoir vu.
Moi je connais monsieur l’Maire de Quinsac,
Et puis aussi le Curé de Coussac.
À Jumilhac, on me connaît très bien,
Et à Payzac dans tous les coins
Tous les habitants de Glandon
Me prennent pour un con.

Pardon mesdames, je m’en vais vous quitter,
J’suis fatigué, je m’en vais me coucher !
Je m’en vais prendre le chemin du Glandon
Pour retrouver mon p’tit cochon.
Ma petite brebis, et puis mes cinq moutons,
Et puis aussi le petite Fanchon,
Si l’on vous dit : « Avez-vous vu c’lourdeau ? »
Vous direz « oui « dans l’dos !

03-Berger d’Aure

Marcher du soir au matin
Compter les bêtes à Fabian
Se nourrir d’un peu de pain et de raisin
Faire courir les isards, jeter le bâton au chien
A la tombée de la nuit dormir enfin

Refrain

Sur les sentiers du Moudang
Du Rioumajou dès l’aurore
J’ai appris le beau métier de berger en vallée d’Aure
Et le lever du soleil sur les neiges de novembre
M’a montré comment t’aimer Oh, Pyrénées
Eh! Eh! Eeeeh!

Parcourir le Néouvielle
Dormir un soir au pic Long
Redescendre la Soumeille jusqu’à Aulon
Faire du feu à la Géla et contempler la Munia
Au pied du Bastan écouter le tétras

Refrain

Faire la fête à Cadeilhan
Et la re-fête à Guchan
Le bal des bergers au printemps à Soulan
Faire la fête à Tramezaïgues et chanter entre copains
Puis courir chercher sa belle au clair matin

Refrain

04-La Plenta deu Pastor

Aulhèrs de tostas las contradas,
Ça vietz audir nostas dolors,
Qu’èi finit a jamei de véder tant d’aulhadas,
Sus los nostes camins tots pingorlats de flors.

Au bèth miei deu primtemps, vriuleta berogina,
Que deishavas lo lòc tau banèish saboròs.
Tu que i seràs tostemps, çò qui va mancar hèra,
Qu’ei lo son tan plasent, deus charmants tringuerons.

Auprès de tu ma mia que plori de tristessa,
Sovien-te en aqueth temps un còp secat l’arros,
Qu’enviàvam lo Pigon guarda las aulheretas
E tots dus suu gason, cantàvam ua cançon.

Adara tot solet capsus de la montanha,
Cò qui’m turmenta mei que las nostas amors,
Qu’ei de saber que lèu sus aquera pelosa,
Non cherirèi pas mei los petits anherons.

04-La Plainte du Berger

Bergers de toutes les contrées,
Venez entendre nos douleurs ;
J’ai fini à jamais de voir tant de troupeaux,
Sur nos chemins, ici, tous bariolés de fleurs.

Au milieu du printemps, ma jolie violette,
Tu laissais ce lieu pour la savoureuse réglisse.
Tu y seras toujours, ce qui manquera bien,
C’est le son si plaisant des charmantes clarines.

Auprès de toi ma mie, je pleure de tristesse.
Souviens-toi de ce temps, quand sèche la rosée,
Nous envoyions Pigoun surveiller nos brebis,
Et puis sur le gazon, chantions une chanson.

Et maintenant, tout seul, en haut de la montagne,
Mon tourment c’est que, bien plus que mes amours,
De savoir que bientôt, là sur cette pelouse,
Je ne chérirai plus mes petits agnelets.

05-La Sobeirana

Despuei l’Alpa italiana,
A travers vilas, e monts, e landas,
E jurc’ a la mar grana,
Que i renha una sobeirana.
Pendent milla annadas
N’am auvit son rire de mainada,

Sas chançons enchantadas,
Sos mots d’amor de femna tant aimada.
Iò que l’escotarai
Com’m’escota parlar una fada, Iò que la servirai,
Jurcant’a ma darriera bufada.

Un jorn, un brave jorn,
Tots conestran la mia sobeirana ;
Ma mair, ma sòr, ma filha,
Mon bel’amor, qu’es la lenga occitana.

05-La Souveraine

Des Alpes italiennes,
À travers les villes, les collines et les plaines
Et jusqu’à la vaste mer
Y règne une souveraine.
Depuis un millier d’années
On a entendu son rire d’enfant,

Ses chansons fascinantes,
Ses mots d’amour d’une femme bien-aimée.
Moi, que l’écouterai
Comme on entend parler une fée.
Moi, que la servirai
Jusqu’à mon dernier souffle.

Un jour, un beau jour
Tout le monde connaîtra ma souveraine ;
Ma mère, ma sœur, ma fille,
Ma belle bien-aimée, qu’est la langue occitane.

06-Som, som

Que vivera com un omi, au bèth miei deus omis / atau
Que n’serà,
Que viverà com un praube,
Au bèth miei deus praubes / atau
Que n’serà, Doçament, doçament, doçament. (bis)

Som, som som mainatge, som som
Som som mainatge, som som.
Qu’ei l’angèlus qui s’adrom, ena campanha.
Som, som som mainatge, som som
Som som mainatge, som som.
Qu’ei l’enfant jésus qui drom, dessus la palha.

Que’ns diserà deu partatge de l’amor deu paratge / atau
Que n’serà,
De suportar la sofrença, perdonar l’aufensa / atau
Que n’serà, Doçament, doçament, doçament (bis)

Dessus ua crotz clavat lo conde acabat / Atau
Que n’serà,
Que i aurà ua auta vita après aquesta vita / atau
Que n’serà, Doçament, doçament, doçament (bis)

06-Som, som
Il vivra comme un homme, au beau milieu des hommes
Il en sera ainsi,
Il vivra comme un pauvre au beau milieu des pauvres
Il en sera ainsi, Doucement, doucement, doucement (bis)

Som,som som petit, som som
Som som, petit, som som.
C’est l’angélus qui s’endort, dans la campagne.
Som,som som petit, som som
Som som, petit, som som.
C’est l’enfant Jésus qui dort, sur la paille.

Il nous parlera du partage, de l’amour du respect
Il en sera ainsi,
De supporter la souffrance, pardonner l’offense
Il en sera ainsi, Doucement, doucement, doucement (bis)

Cloué sur une croix, le conte terminé,
Il en sera ainsi,
Il y aura une autre vie après cette vie
Il en sera ainsi, Doucement, doucement, doucement (bis)

07-Une Pointe d’Accent

Mes amis, mes amours, si vous partez un jour,
Laissez-moi, je vous prie, votre pointe d’accent.
Cette musique-là me restera toujours,
Rien ne peut la changer, ni la vie, ni le temps.
C’est la magie des mots quand on berce un enfant,
Le chant de Palombe à l’éveil du printemps.
C’est l’envol de l’abeille dans le matin naissant,
En un mot comme en cent, c’est la pointe d’accent.

Mon beau pays s’appelle Occitanie,
J’ai dans le sang une pointe d’accent.
On ne peut pas renier sa patrie
Tant que l’on garde une pointe d’accent.
On ne peut pas renier sa patrie
Tant que l’on garde une pointe d’accent.

On oublie les chagrins, les instants de bonheur,
Les jardins sous la pluie, les étés sous les fleurs.
On oublie les soleils et les neiges d’antan,
Mais on garde toujours une pointe d’accent.
Les fameux mousquetaires avaient, disait l’histoire,
Au bout de leur épée une pointe d’accent,
C’était un don du ciel et un titre de gloire ;
Henri IV était fier de l’avoir en naissant.

Mon beau pays salue Eskual Herri,
Nous avons tous une pointe d’accent.
On ne peut pas renier sa patrie
Tant que l’on garde une pointe d’accent.
On ne peut pas renier sa patrie
Tant que l’on garde une pointe d’accent.

Toi qui cherches un ami en pays occitan,
S’il prononce des mots que tu ne comprends pas.
Dès le premier regard, tu le reconnaîtras,
Il aura dans les yeux une pointe d’accent.
Et à toi qui t’en vas, ami de mon enfance,
Je dis : N’emporte pas ma terre à tes souliers.
Mais accroche à ton cœur ce joli coin de France
Et sa pointe d’accent qu’on ne peut oublier

Mon beau pays salue Eskual Herri,
Nous avons tous une pointe d’accent.
On ne peut pas renier sa patrie
Tant que l’on garde une pointe d’accent.
Mon beau pays s’appelle Occitanie,
J’ai dans le sang une pointe d’accent.
On ne peut pas renier sa patrie
Tant que l’on garde une pointe d’accent.
On ne peut pas renier sa patrie
Tant que l’on garde une pointe d’accent.

08-Txoria-Txori

Hegoak ebaki banizkio,
Neuria izango zen Ez tzuen aldegingo

Bainan, horrela
Ez zen gehiago txoria izango
Eta nik txoria nuen maite
Bainan, horrela
Ez zen gehiago txoria izango
Eta nik txoria nuen maite

Hegoak ebaki banizkio,
Neuria izango zen
Ez zuen aldegingo

Bainan, horrela
Ez zen gehiago txoria izango
Eta nik txoria nuen maite)

08-Les Ailes
Si je lui avais coupé les ailes
Il aurait été à moi,
Il ne serait pas parti.
Mais alors,
Il n’aurait plus été un oiseau,
Et moi,
C’était l’oiseau que j’aimais…

09-Ala kinkiri
Erran dut, erranen et’errango, Ez naiz ixilik egongo :
Plaza huntako dama gazteak Ez dira monja sartuko

Ala kinkiri, ala kunkuru, Ala kinkiri kunkuru kanta
Ala kinkiri kunkuru kanta, Gu bezalakoak dira (bis)
Hola!

Erran dut, erranen et’errango, Ez naiz ixilik egongo :
Plaza huntako gizon gazteak. Ez dira fraile sartuko

Refrain

Erran dut, erranen et’errango, Ez naiz ixilik egongo :
Plaza huntako gazte guziak, Ezkontzan dira sartuko

Refrain

09-Ala Kinkiri
J’ai dit et je dirais, je ne me tairai pas :
Les jeunes filles de cette place
Ne deviendront pas religieuses.

Ala kinkiri, ala kunkuru, , Ala kinkiri kunkuru kanta
Ala kinkiri kunkuru kanta, elles sont comme nous (bis)
Comme çà !

J’ai dit et je dirais, je ne me tairai pas :
Les jeunes hommes de cette place
Ne deviendront pas moines.

Refrain

J’ai dit et je dirais, je ne me tairai pas :
Tous les jeunes de cette place
Se marieront un jour.